
Douce et harmonieuse volupté
Que ce jour de beautés étoilées
Que l'on s'accoutume à connaître,
Et en nous, voyons naître
Une bouffée de bien être,
Brillant et chaleureux sceptre
D'une joie sans précédent,
Un onctueux et doux présent,
Qui telle une ambroisie sucrée,
Nous emplit de vie et de santé.
Malgré le froid et l'humidité,
La mort et l'obscurité,
Nous rampons émerveillés
Dans une lumineuse éternité,
A jamais attirés
Par une aveuglante clarté
Ce ciel envoûtant et bleuté
Qui domine les voies lactées
Par une indicible majesté,
Par qui le temps même est dominé.
Puis, indubitablement,
Nous dérivons irrémédiablement
Loin de la vie,
Vers le tourment
D'un cruel châtiment,
Interminable ennui
D'un ciel tristement gris
Où jamais on ne sourit.
Nous reprenons alors la barque
Qui tangue sur le furieux lac
De notre vacillante vie,
Dans un espoir de survie.
Myriades de tristes couleurs
Egrenées de tout, bonheur,
Symphonie moribonde,
Symbole d'une douce douleur,
Arômes, senteurs profondes,
Libérateurs d'un souriant malheur,
Initiateurs d'une vie insensée,
Nous ne pouvons plus penser
Et ne pouvons plus que pleurer.
Nous ne pouvons que déplorer
La fuite d'un ange
Ainsi qu'admirer
Notre chute dans la fange,
Comme Icare voulant atteindre le soleil,
Nous pouvons toujours nous émerveiller,
Mais, sortant du sommeil,
Nous verrons la réalité s'imposer.