
Marchant dans l'ombre,
Sous un soleil de plomb,
Il contemple l'onde
Des abysses sans fond,
Où son coeur s'immole
Et son coeur s'envole,
Elevé par la foi,
Gangue de soie.
Alors sur le point de se noyer,
Sa flamme respire
Et sous la coupole du ciel admire
La douce clarté du tendre foyer
Où il souhaite s'épanouir
Pour survivre et grandir.
Puis viens de l'abyme
Une aveuglante clarté
L'entraînant vers des cimes
D'une éclatante beauté
Et il y goûte l'odeur
Des frissons de la douleur.
Meurtri au plus profond,
Entraîné par ses espoirs vains,
Ses océans sans fond,
Ses entailles en son sein,
Atterré par l'indicible
Langueur de malheurs indescriptibles,
Il se lamente, espérant malgré tout
Naître à nouveau de ses cendres
Et vivre, pour enfin à la mort se rendre.
Oh ! Pays de la liberté ! Accueille moi !
Mais je t'en supplie ne m'afflige pas
De ta furie vengeresse
Et transmets moi ta sagesse
Puisque je cherche ta douce paix
Plutôt que le baiser de Circé.
J'aimerais simplement vivre,
Plutôt que d'ici survivre.
Dans ce monde d'obscures clartés
Et d'aveuglantes obscurités.
Mais je le sais toujours aujourd'hui ;
Sa volonté partout me suit ;
Libéré d'un fardeau trop léger,
Ne survivants que par coups saccadés
Pour revoir la lumière chaque jour,
Quoi ! Mon coeur est si lourd !