Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Mes poêmes, une tranche de vie. Maintenant obsolète depuis longtemps.

Publicité

Transcendance

Transcendance

Gémissements de l'au-delà,
Appels de morts sans voix,
Epelant le nom de leurs tortures :
Lassés de leur interminable futur,
Les défunts rêvent à un nouvel
Eveil, loin de leurs souffrances éternelles.


Et ils meurent sans fin possible,
Sans espoir doux ni plausible.


Gémissements des profondeurs de l'enfer ;
Eclatez au grand jour sur terre,
Reflétés par la noirceur de l'âme humaine,
Alors vous trouverez sans peine
Les chemins d'une mort moins dure,
D'une ascension plus douce et plus sure.
Imaginez le soleil vous éclairer
Nos coeurs emplis de malheurs torturés
Ecartés de leurs chemins de pitié inondés.


Et ils meurent sans fin possible,
Sans espoir doux ni plausible.


Motivés par leur désir d'ascension, ces âmes,
Eclairées par la plaisante clarté de ces flammes,
Saignent un sang d'autant plus aigri,
Sali par ces années passées ici,
Au vestibule des pleurs infernaux.
Le désespoir les gagne ; plus rien n'est beau ;
Immolés par leurs coeurs impatients,
Ne trouvant que peine et tourment,
Entraînés par leurs impossibles sentiments.


Et ils meurent sans fin possible
Sans espoir doux ni plausible.


Viens alors l'aveuglante lumière ;
Amarrés à leurs voiliers éphémères,
Nous apercevons le bonheur des mourants
Emerveillés par la beauté du firmament ;
Sa beauté transcende les sens,
Sa violence les transperce telle une lance.
Adieu vie moribonde !


Il est arrivé au Paradis.
Meurent-ils sans fin possible ?
N'y existe-t-il nul espoir doux ni plausible ?
Chacun au sens qu'il voudrait donner à sa vie est soumis.


C'est en cherchant le Paradis qu'on entre en enfer ;
A trop l'avoir rêvé, on ne peut plus y accéder
Quoi que l'on fasse, c'est à la raison d'y rester,
Et nos plus beaux vers deviennent vierges de fer.
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article