
Mens moi : je sais qu'à mes heures perdues j'y pense, et que toi tu danses. Attache à cela l'importance que tu voudras, cela ne m'ennuie pas. Alors rêve donc à la lumière pendant que je vis dans les ténèbres. Tue ta mélancolie par les moyens que tu voudras, mais laisse ton aurore poindre. Hallali mélodieux chanté en mon honneur, vie trop précieuse pour être épargnée. Ignore donc mes suppliques et hurle à la joie, engloutis moi dans ton éternité et perds moi dans la voie lactée. Immisce toi dans les hauteurs de l'olympe, là où est ta place, là où rien n'entrave nos vies mortelles. Lis en toi ma vérité, que tu connaisse le fond de ton âme et avec tes yeux perçants que tu connaisse les entrailles de la mienne. Devine donc le vide en mes yeux, aspiré par ce trou noir dont l'existence même est inconcevable. Essaye donc de comprendre que la mort n'est pas rien. Essaye d'imaginer ce que cela me coûterai de perdre ce à quoi j'ai toujours aspiré.