Mes poêmes, une tranche de vie. Maintenant obsolète depuis longtemps.
A mes heures perdues
Je vogue dans les méandres des nues
Réfléchissant sans relâche
A ce monde qui me harasse.
Non pas en sombre lâche
Mais en voyageur lasse.
Fatigué de toujours devoir
Sans cesse entendre et puis voir
Les actes inconscients
De tristes mendiants.
Qui, sans repère dans ce monde
Vont, viennent et vagabondent
Dans cette société qu'ils ne comprennent
Que par des truchements de haine.
Assez de voir souffrir,
Vivre, mourir puis grandir,
Ces hommes qui errent
Dans les anfractuosités de la terre,
Fatigués de toujours suivre
Leur destin,qui, comme les lumières
Brûlent les ailes des papillons de givre,
Détruit leurs jambes de verre.
Encore et toujours l'homme sonde
Le labyrinthe de la vie
Pour y trouver peur, mort et ignominies.
A en croire que la terre n'est pas ronde.
Et sa lumière s'éteindra ainsi,
Sans que quiconque n'aie comprit.
Une lumière au fond du tunnel
N'a pas toujours de signification,
Et il comprend sans prétention
Que rien ne vaut une tonnelle,
Là où il peut vivre libre,
Déconnecté de ses tristes ennuis,
Et enfin il sourit,
Son âme enfin vibre
Au son saccadé
De son esprit déchiré.
Et sa lumière s'éteindra ainsi,
Sans que quiconque n'aie comprit.
L'aurore point à sa porte,
Riant de ses malheurs des hommes,
Ne comprenant pas la cohorte.
L'autre sage n'est en somme,
Rien de pis qu'un être qui
Ne mourra pas dans un lit.
Et sa lumière s'éteindra ainsi,
Sans que quiconque n'aie comprit.