Que de la pitié envers l'humanité Espèce que j'ai le plus abhorré En vérité peuple de menteurs Et d'affabulés qui sont allés Jusqu'à prendre leurs pensées pour vérités Pour contenter le malheur de leurs coeurs Ils sont même allés jusqu'à s'inventer de faux dieux ! Pour seulement contenter leurs voeux Inhibés au fond de leurs âmes telle une sangsue Celle là même qui rend les gens perdus Leur ôte la liberté, toute la réalité, Celle qui à fait d'eux des êtres sensés. Compagnonnage, amour, amitié, Seraient-ils les seuls mots vrais Dans cet océan de regrets ? Des mots souvent oubliés ou faussés Jusqu'à perdre leur essence même Au gré des années et de ce fossé de plus en plus dense Tu me dis de ne pas perdre ma gaîté, mes sens ? Ils sont dors et déjà occultés par le germe Implanté par l'homme, du mensonge, Celui-là même qui grâce à ses songes, Transmute le vrai en un monde hideux Transformant nos vies en celles des malheureux... Plus rien ne me retiens à le vie, qu'est ce que tu dis ? Que plus que personne je la chérit ? Regarde tout autour de moi et réponds moi Qui ne te ment pas sans arrêt sans que tu ne le voie ? Qui ne te dira pas de rester là Sous peine de blesser tout autour de toi ? A part un imbécile, personne ne te le diras Et sais tu vraiment pourquoi ? Lui-même ne le sais pas ! Si jamais tu lui demandes pourquoi il veut que tu ne partes pas Il te répondra ne pas pouvoir vivre sans toi Alors que tu sais pertinemment qu'il ne te connaît même pas ! Il ne t'aurais pas rencontré, Il t'aurait autant aimé, Et après tout qu'as-tu changé à sa vie Pour que plus jamais il ne t'oublie ? Tu n'as fait que croiser son chemin Un jour où à l'amour il était enclin Si tu le veux, tu appelleras cela le destin Sache que tu as le sien entre les mains Telle une tourterelle blessée Qui ne demande qu'à être soignée Entre tes mains douces et chaleureuses Ou à être jeté dans le torrent énervé, Ou le ravin affuté, la grotte tumultueuse Où ses ailes seront coupées puis broyées Pour ensuite l'emporter, au gré du vent, de la marée, Et sache que jamais plus ce petit oiseau pourra être sauvé Et que son destin sera pour jamais joué Pour avoir cru en une belle lanterne allumée Au milieu d'une tempête, d'un brouillard éthéré Et pour avoir imaginer qu'un jour on pourrait le sauver N'a jamais revu la terre et a vogué jusqu'aux enfers Pour juste avoir aperçu deux yeux nacrés au fond de la mer.