
Quand le temps dur et lourd nous assomme,
Détruisant les liens qui nous rattachent à la raison,
Nul espoir, nulle intelligence, nulle façon
Ne peut aider plutôt que tourmenter en somme.
La dure seconde détruit en nous toute velléité
Et nous transforme en de stupides animaux enchaînés,
Naïfs et passifs au devant de ce que l'on ne connaît,
Empêchés par notre veulerie et notre stupidité.
Nos pas se font pesants et notre délire oppressant,
Au fur et à mesure que notre zèle se fait fuyant.
Notre sang se fait brûlant et le coeur devient sanglant.
Aucun remède n'est probant lorsque la mort est au tourment.
Vaine est la folie humaine,
Ambitieuse de tant de haines,
Notre vie est déjà tourment,
Est-ce donc insuffisant ?
Souffrir par désespoir,
Souffrir trop plein d'espoir...
Aimer est donc le seul danger,
Auquel la haine puisse remédier ?