
Les jours tristes et pluvieux
Sont aussi doux et heureux ;
Quoi de plus envoûtant
Qu'un regard heureux
Sur son esprit malheureux ;
Un regard troublant
Qui loin de vous détruire
Vous pousse à construire
Un lien endurant
Géniteur des plus cruels tourments.
Y a-t-il plus doux que ton regard souriant,
Ton sourire envoûtant, tourment des plus troublants,
Tes cheveux de blé dans une brise de printemps
Ces senteurs d'encens au parfum si enivrant.
Cette aura de bonheur créée tout autour de toi
Un gai bien être dont on tombe sous la loi ;
Puis, expulsé de ce si miraculeux toit,
Je perd soudain vie, lumière, joie et foi.
J'erre dans les ténèbres glacées, ciels mouillés
De mon c½ur percé par un poignard acéré,
Plus le temps à passé, plus purulente la plaie
Se fait, et autour du champ de larmes affairé,
Le malheur s'installe, puis le noir désespoir,
Horrifiante peur de ne jamais te revoir.