Mes poêmes, une tranche de vie. Maintenant obsolète depuis longtemps.
Pourrait on un jour imaginer
Les hauteurs divines,
Utopie d'anges immaculés,
Systématique origine.
La vie rêvée de tout humain, bonheur à la clé.
Espérances, illusions et certitudes
Survivent toujours dans nos âmes
Pour donner à nos vie le tranchant des lames,
Occir malheur et tristes habitudes.
Idéal humain, transcendé par son rêve,
Rattrapant pour lui la faute d'Eve.
Etoffe de soie protectrice, dernier rempart avant la mort,
Son espérance transcende sa misérable existence,
tiraillée entre tristes décrépitudes et échecs.
Grands bonheurs anticipés, malheurs écartés,
Réponses rapides à,de fallacieuses accusations
Anticipations évidentes de situations exagérées,
Nous n'envisageons pas plusieurs solutions.
Disons le nous, le futur est prévisible.
Prévisible jusqu'à ce qu'il ne le soit plus ;
Là où l'humain est faible, son rêve, détruit,
un seul mot peut suffire à émietter sa vie,
Sinon c'est qu'il l'a perdue aujourd'hui.
Les envies s'envolent rapidement
Et les larmes montent assurément.
Désespérance, désillusions et incertitudes
Emiettent nos existences et brisent
Sans conteste nos misérables vantardises,
Et remettent en place notre naturelle décrépitude.
Sûr de lui jusqu'à cet ultime moment,
Poltron, son échec le rend déséspérement
Offensé de ses stupides erreurs d'ubis, tant se corse.
Il usera de tous les moyens de ne pas perdre la face,
Refusant par moments le dû de la vie.
Et dans son courage inhumain, l'homme lâche,
Se tirera de ce feu démoli et aigri,
trop faible pour aller au bout de ses convictions.
Présenté ainsi, ses dégouts dépassent son imagination ;
Régression animale faisant de lui un chien sauvage,
Ou encore une larve sans une once de courage.
Fort de ses nouvelles et irrévocables décisions,
On le verra tantôt fou, tantôt mort.
Nos esprits embrumés pleureront sur son sort.
Demain, cependant, nous serons les premiers à oublier sa douleur.